Des dangers pour la faune
– Le masquage acoustique perturbe la communication intra ou interspécifique, désorientant les animaux qui peinent à localiser leurs proies, leurs congénères et leurs prédateurs. Certaines espèces s’adaptent en réduisant leurs échanges ou en modifiant leurs fréquences sonores, mais cela accroît leurs dépenses énergétiques et réduit l’efficacité des communications.
– L’augmentation du stress liée aux perturbations acoustiques a parfois des répercussions physiologiques comme la perte d’appétit, la modification du rythme respiratoire ou le ralentissement de la croissance. Elle peut également entrainer des changements de comportements nuisibles à l’échelle des populations : mouvement de panique, séparation, agressivité affectent parfois la reproduction et la surveillance des pontes.
– Les blessures physiques temporaires ou permanentes, liées aux ondes de choc, provoquent parfois une baisse ou une perte totale d’audition. Elles peuvent aller jusqu’à des lésions internes, léthales lorsqu’elles touchent des organes vitaux (explosion de la vessie natatoire chez les poissons) ou être à l’origine d’échouages chez les mammifères marins, par exemple.
© Observatoire Pélagis, Université de La Rochelle / CNRS