Les questions des visiteurs de l’Aquarium La Rochelle sur la bioluminescence
Où trouve-t-on de la bioluminescence dans la nature ?
La bioluminescence est rare chez les organismes terrestres, où seuls quelques insectes, vers de terre, escargots ou mille-pattes en sont capables. Dans le milieu marin en revanche, elle est présente à toutes les profondeurs et dans tous les habitats, de la surface aux abysses en passant par la pleine eau : bactéries, poissons, pieuvres, crevettes ou méduses en font partie.
Est-ce que la bioluminescence dégage de la chaleur ?
Non. La réaction chimique à l’origine de la bioluminescence, entre la luciférine et l’oxygène en présence de luciférase, libère de l’énergie sous forme de lumière et non de chaleur. On parle alors de lumière froide, à l’inverse de l’incandescence, qui elle génère de la chaleur, comme dans le filament d’une ampoule.
Peut-on observer un animal bioluminescent à l’Aquarium La Rochelle ?
Oui, dans l’espace « Le lagon la nuit ». Le poisson pomme-de-pin (Cleidopus gloriamaris) y est un bel exemple : ses organes lumineux, situés sur sa mâchoire inférieure, lui servent à attirer ses proies dans l’obscurité des cavernes qu’il occupe.
Quelle est la différence entre bioluminescence et fluorescence ?
La bioluminescence est produite par l’animal lui-même, grâce à une réaction chimique interne, et reste visible même dans le noir total. La fluorescence, elle, nécessite une source lumineuse extérieure, comme les rayons UV, pour être révélée. C’est le cas des coraux, également mis en valeur à l’espace « Le lagon la nuit », qui deviennent fluorescents sous lumière bleue mais n’émettent aucune lumière par eux-mêmes.